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Yurukill : The Calumniation Games

  • Catégories : Aventure, Stratégie, RPG, Jeu de tir
  • Editeurs / Distributeur : NIS America
  • Développeur : IzanagiGames, G.rev, ESQUADRA,inc.
  • Consoles : Nintendo Switch
  • Langues : Allemand, Anglais, Français, Japonais, Coréen, Chinois
  • Date sortie : 08/07/2022

Sorti le 8 juillet dernier, Yurukill – The Calumniation Games propose un concept original alliant le Visual Novel, le Shoot’em up et l’escape room. Le tout est livré avec un scénario intrigant et original.

Entrons ensemble à Yurukill Land !

Bienvenue à Yurukill Land !

Nous incarnons Sangoku Shunju, un jeune homme qui est condamné à plus de 900 ans de prison pour le meurtre de 21 personnes. Malgré le fait qu’il soit innocent, il a quand même été jugé coupable à cause de preuves accablantes. Le jeu débute 10 ans après les faits, dans une cellule qui n’est pas celle de Sankoku, et à bord d’un bateau. Très vite on s’aperçoit que d’autres prisonniers sont également à bord, mais aucun d’eux ne sait comment ils sont arrivés là.

Une femme à masque de renard, Binko, entre alors en scène. Elle explique aux prisonniers, sur un ton enjoué, qu’ils ont été sélectionnés pour participer à un jeu. Une sorte de défi dans un parc d’attractions qui s’il gagne leur offrira la liberté. S’ils réussissent, ils obtiendront une preuve prouvant leur innocence dans les affaires dans lesquelles ils ont été jugés coupables. Mais seul un des prisonniers sera désigné vainqueur !

Des conditions assez étranges qui se compliquent lorsque chaque prisonnier se voit attribuer un binôme qui est un civil. Nous apprenons par la même occasion que chaque épreuve peut être mortelle pour le prisonnier, mais pas pour le civil. À partir de là se pose la question de participer pour essayer d’être libre au risque de mourir ou d’attendre sagement de retourner en prison… Mais ont-ils le choix ?

Le binôme de Sangoku sera une jeune fille, une lycéenne du nom de Rina Azami.

Rina, elle, est venue de son plein gré pour participer aux jeux de Yurukill Land. Son rôle dans l’équipe sera « exécutrice » et elle ne risquera donc rien lors des épreuves. Mais que peut vouloir dire ce rôle d’exécutrice ? C’est là que le jeu devient intéressant ! L’exécuteur aura le droit de vie ou de mort sur le prisonnier !!!

Chaque groupe sera donc composé d’un prisonnier et d’un exécuteur pour former un total de 5 équipes. Autre point crucial, les groupes ne sont pas formés au hasard : chaque membre du groupe est lié à son binôme d’une manière ou d’une autre. À nous de découvrir comment.

La particularité des exécuteurs est donc qu’à tout moment, en appuyant sur un simple bouton, ils peuvent décider de tuer le prisonnier de leur équipe. En effet, chaque prisonnier porte un collier à épines empoisonnées dont il a été équipé pendant son sommeil.

Normalement, les exécuteurs n’ont pas d’intérêt à tuer leur prisonnier, car cela disqualifierait leur équipe. Or, le but est que l’équipe au complet finisse le jeu pour obtenir une récompense : pour le prisonnier, sa liberté, et pour l’exécuteur, un de ces vœux se verra exaucé.

Avant de lancer les jeux, Binko présente chaque équipe sans omettre le motif de l’emprisonnement de chaque prisonnier et la peine qu’il a reçue. Les peines des prisonniers vont des plus lourdes à la plus légère et des crimes les plus graves à des petits délits… Rien ne semble permettre de définir comment le choix des prisonniers a été effectué. De plus, les équipes n’ont rien en commun : il y a une idole et un fan, un homme qui se prend pour un détective à l’allure de cowboy et sa sœur, des jumeaux et une jeune fille, notre héros et la lycéenne…

Après cette présentation chacune des équipes est conduite vers son épreuve. Le joueur va passer d’équipe en équipe et vivre chaque épreuve à tour de rôle.

Je n’irai pas plus loin dans l’histoire pour ne pas vous spoiler ce magnifique scénario.

Le déroulement de chaque chapitre

Les attractions vont se dérouler sous la forme de mini escape room. Il faudra visiter plusieurs pièces pour résoudre des énigmes et trouver des clés pour avancer. Durant cette phase d’escape room, nos personnages discuteront et nous en apprendrons énormément sur eux : histoire et caractère de chacun… Le côté visuel novel est très présent, mais l’intrigue est tellement bien faite qu’on est scotché à notre manette à attendre la suite. De plus, le côté escape room rythme le jeu tranquillement, mettant un peu de piquant dans les dialogues.

Niveau énigme, elles sont sympas sans être bloquante. Pour chacune d’elles, le joueur bénéficiera de trois indices s’ils le souhaitent.

Une fois arrivé au milieu de l’attraction, un interrogatoire sera habilement déclenché : le MAJI-KILL. Je dis interrogatoire, car vous devrez répondre à des questions, mais la situation ne sera pas forcément celle d’un interrogatoire au sens propre du mot. Le Maji-kill mettra la vie du prisonnier en danger ! Le joueur devra répondre correctement à une série de questions sans quoi ce sera le Game over. Un petit coup de pression bienvenue au milieu de l’aventure et particulièrement bien amené. De quoi dynamiser cette séance d’escape room.

Une fois sortie de l’attraction, une phase de shoot’em up se déclenchera. Transition bizarre me direz-vous, mais, pourtant, elle est également très bien intégrée dans le jeu et qui retranscrit idéalement le stress ressenti par le prisonnier.

Bref, à vous de découvrir chaque équipe et leur histoire !

Niveau gameplay et direction artistique, ça donne quoi ?

Le gameplay de la partie Visual Novel / escape game est simple et efficace. C’est ni plus ni moins que du point and clic standard sur des décors en style manga.

Le gameplay et la maniabilité de la partie shoot’em up sont eux aussi agréables : les commandes sont réactives et le jeu vif. Pour continuer sur la lancée Visual Novel, cette partie intègre une phase de questions/réponses modéliser par des obstacles que votre vaisseau devra éviter en donnant la bonne réponse. C’est fluide et juste, rien à redire.

Afin de permettre au débutant de Shoot’em up de profiter du jeu malgré tout, le menu du jeu propose plusieurs niveaux de difficulté qui sont directement liés à la phase de shoot’em up. Donc même si vous n’êtes pas un fan du genre, vous pouvez finir les niveaux facilement.

Niveau graphisme, nous sommes clairement sur du style manga /animé. C’est propre et plaisant à regarder : nos personnages laissent paraître leurs émotions tant par le ton de la réplique que par leurs expressions. En effet, il faut noter que le jeu dispose d’un excellent doublage japonais et d’une traduction irréprochable en français : chaque dialogue, chaque indice et élément d’escape game est traduit.

La bande-son est, elle aussi, soignée. Elle sait se laisser oublier par moment pour laisser place au bruitage pour revenir en force le moment venu. C’est vraiment très agréable !

Enfin, Yurukill : The Calumination Games brille par son scénario qui est vraiment bien écrit et bien pensé. L’intrigue principale nous tient en haleine tout au long du jeu et possède de nombreux rebondissements qui viennent pimenter l’histoire. Les personnages sont intéressants et leurs profils sont très diversifiés. Tout au long du jeu soit s’attache à eux soit on les déteste, mais on ne reste pas indifférent face à leurs histoires.

Yunicia adore !

Conclusion

Yurukill : The Calumination Games parvient avec brio à marier les styles visuels novel et shoot’em up. La partie Visual novel portée par scénario aux petits oignons est soutenue par son concept en Escape Game. Les énigmes de qualités, les nombreux rebondissements et la diversité des personnes apportent du dynamisme au jeu et rendent le jeu très agréable et addictif.

Quant à la partie shoot’em up, elle dynamise le tout en apportant une petite touche de stress bienvenu et parfaitement intégré au scénario. De plus, le choix de la difficulté de cette phase en début de jeu permet à chaque type de joueur de profiter du jeu.

La direction artistique est agréable si on aime le style manga et la musique est vraiment bien orchestrée pendant le jeu.

Mon expérience à Yurukill Land a duré un peu plus de 15h. Quinze heures que je n’ai pas vu passer tant j’ai adoré le jeu. C’est une petite pépite que je vous le conseille vivement !