Monark

  • Catégories : Stratégie, Aventure, RPG
  • Editeurs / Distributeur : NIS America / Koch Media
  • Développeur : Furyu Corporation
  • Nb joueurs : 1
  • Consoles : Nintendo Switch
  • Langues : Anglais
  • Date sortie : 25/02/2022

Aujourd’hui, nouveau test sur un jeu qui m’a beaucoup intrigué et que j’ai eu la chance de tester grâce à Koch Media. J’en profite pour les remercier pour la clé de jeu.

Sans plus attendre, parlons de Monark !

Monark a été développé par Furyu Corporation, studio à l’origine de The Caligula Effect et de Crystar (qui sort sur Switch le mois prochain). Il fait clairement penser à un Persona 5 ou à un Shin Megami Tensei par ses mécaniques de jeu et thématiques. J’avais suivi Persona 5 en stream, mais le gameplay et l’ambiance plus « adulte » ne m’avaient pas attirée. En revanche Monark m’a interpellé ! En effet, le scénario aborde des thématiques plus simples qui tournent autour des émotions et des relations entre les gens. C’est un sujet qui me plait plus et qui m’a permis de me projeter dans le jeu beaucoup plus facilement.

Avant de rentrer plus en détail dans le jeu et dans son scénario, je tiens à préciser que l’intégralité de celui-ci est en anglais. Les textes sont nombreux et importants pour apprécier le scénario et avancer dans les quêtes. L’anglais utilisé n’est pas des plus abordables en termes de vocabulaire. Le jeu est entièrement doublé en anglais ou en japonais.
J’ai choisi de jouer avec le doublage anglais pour coller avec le sous-titrage des dialogues et j’ai trouvé l’ensemble agréable même si j’ai cherché plusieurs mots sur Google Trad et que j’ai progressé plus lentement que si l’aventure avait été traduite.

C’est vrai que j’aurais adoré avoir une traduction française, mais, au final, j’ai apprécié le doublage et le sous-titrage en anglais. Le jeu m’a permis de travailler en découvrant une histoire intrigante.

Un scénario intéressant et prenant

Le jeu débute sur un test de personnalité un peu bizarre, j’ai eu l’impression d’être dans un rêve… Mais on se prend au jeu et on répond à toutes les questions. D’ailleurs, c’est assez flippant de répondre aussi facilement à des questions dans un jeu… Dans ma vie de tous les jours, j’éviterai surement de me livrer ainsi.

Bref, je m’égare. Ces questions permettent d’établir le profil de l’ego de votre personnage, mais nous y reviendrons plus tard, car la scène change peu après. Votre personnage, que vous pouvez nommer comme bon vous semble, est un adolescent qui a perdu conscience. À son réveil, il s’avère qu’il a également perdu la mémoire. Très vite on vous expose la situation. Votre école, l’académie Shin Mikado se trouvent coupée du monde extérieur comme enfermé dans une sorte de bulle. De plus, tous les bâtiments qui la composent, à part le premier étage de celui dans lequel vous vous trouvez, sont plongés dans une sorte de brouillard qui transforme les élèves en zombies après les avoir rendus fous.

Vous apprenez aussi que cette brume est le résultat de pactes entre des humains et des démons. Mais pas n’importe quels démons, les démons des 7 péchés capitaux : l’avarice, la paresse, la gourmandise, la colère, la luxure, l’envie et l’orgueil.

Vous apprendrez aussi que le but de l’académie est d’empêcher que les humains passent des pactes avec les démons pour protéger le reste du monde, mais il semble que le plan n’est pas très bien fonctionné !

L’académie est une sorte de porte entre le monde des humains et l’Otherworld, celui des démons. Pour passer d’un monde à l’autre rien de plus simple que de répondre à un appel téléphonique… littéralement.

Vous l’aurez compris, notre héros et son groupe d’amis vont devoir sauver l’école et donc sauver le monde en brisant les sept pactes. Pour ce faire, ils devront compter sur le pouvoir de leur ego et de leur imagination.

Entre bla-bla et combat

Monark possède une forte narration qui sera présente aussi bien à la fin de chaque mission qu’au cours de celles-ci. C’est pour moi un des points forts du jeu qui nous permet d’apprécier toute la profondeur du scénario et d’en apprendre davantage sur notre petit groupe de protagonistes.

Les phases de dialogues se passent essentiellement dans le monde des humains. Elles sont accompagnées de phases narratives qui ont lieu après un combat de manière générale. Ces phases narratives/dialogues sont un peu longues et certains joueurs leur reprocheront de casser le rythme du jeu. Personnellement, j’ai apprécié de prendre le temps de lire (et traduire) toutes ces parties. Il faut dire qu’avec le travail mes sessions de jeu sont régulières, mais assez courtes. Ça vient ptet de là…

Bref, nous en arrivons à la phase d’action. Elle va se dérouler en deux temps : la première partie sera une sorte d’exploration d’un étage ou d’un bâtiment de l’école sous l’emprise de la brume, la seconde sera un combat tactique dans l’Otherworld.

Durant la première phase, rien de bien compliqué, vous devrez trouver des indices afin d’accéder à une pile de téléphones. La pile de téléphones étant le lien, la porte vers l’Otherworld. Cependant, n’oubliez pas que la brume vous rend fou petit à petit. Vous devrez donc constamment surveiller votre état psychique qui est représenté par une jauge nommé MAD. De plus, au-dessus d’un certain seuil, pour ajouter un peu de tension dans votre exploration, vous recevrez un appel d’urgence. Si jamais vous répondez à cet appel, vous serez projeté dans l’Otherworld et devrez affronter des ennemis un peu trop puissants à mon goût…  Attention au Game Over…

Deux solutions s’offrent à vous pour éviter ce Game Over  (attention astuce d’Akiko) : courir vite vers un endroit sans brume pour faire redescendre votre jauge de folie ou avoir un code d’urgence pour désamorcer l’appel. Plus facile à dire qu’à faire, car les codes sont rares et quelques élèves zombies essayent de vous attraper au détour des couloirs. La première fois que ça m’est arrivé, j’ai carrément paniqué et j’ai couru à l’étage inférieur… mais au fil des heures de jeu, j’ai appris à gérer assez facilement ces passages.

Bref, une fois votre mission dans la brume réussie, vous arriverez devant la fameuse pile de téléphones. Vous devrez répondre à l’appel pour vous retrouver dans l’Otherworld. Vous serez téléporté dans le monde des démons, sur un plateau rempli d’ennemis qui la plupart du temps seront des squelettes aux yeux rouges assez flippants. Vous devrez utiliser l’ego et l’imagination de vos personnages pour leur fabriquer une arme et une armure pour participer à ce combat tactique. L’allure de vos personnages ressemble à celle des pièces d’un jeu d’échecs, ainsi si votre personnage meurt vous perdrez la partie, car il représente le roi.

Les mécaniques de combat sont faciles à prendre en main et offrent un bon moment de jeu rendant les combats agréables sans qu’il soit trop simple. Vos personnages monteront de niveau en apprenant de nouvelles techniques. Vous choisirez vos techniques dans l’arbre de talents de chaque personnage en échange d’esprit que vous aurez trouvé lors de vos explorations ou en combat. Ils pourront aussi améliorer leur Ego en répondant à des tests psychologiques dispersés un peu partout dans le jeu.

Pendant les combats, vous devrez également faire attention à la santé mentale comme à la santé physique de vos personnages, car ils peuvent devenir fous et attaquer n’importe qui… Vous pourrez aussi jouer de votre folie pour déclencher des attaques dévastatrices, mais il faudra s’assurer d’arriver à maîtriser correctement la folie de votre perso.

Certains combats sont assez délicats et j’ai eu quelques Game Over, mais ils ne font que rendre le jeu plus intéressant encore. Ils vous obligent à réfléchir, optimisé vos déplacements et vos personnages.

À la fin du combat, vous détruirez un cristal qui représente une pensée d’un des partisans. En détruisant cette pensée, vous en apprendrez un peu plus sur le pactisant, vous l’affaiblirez et vous libérerez par la même occasion la zone de la brume.

Vous progresserez ainsi pour aller dégommer chaque pactisant. Et vous y prendrez un malin plaisir, car ils sont particulièrement antipathiques.

La réalisation artistique

Monark a des allures de manga par le design de ses personnages, mais aussi par l’ambiance du jeu. Le bémol vient de l’animation de ceux-ci qui sont peu expressifs et des décors qui sont flous surtout en mode docké. En mode portable, le flou diminue quelque peu. Personnellement, j’ai apprécié le jeu sans faire trop attention à ce flou des décors… Pour moi, si le graphisme d’un jeu est beau, mais qu’il a quelques petits défauts ce n’est pas primordial à condition que le jeu soit bien.

Niveau ambiance, l’immersion est totale. Les dialogues sont doublés dans un anglais très propre et super agréable. Les phases d’exploration apportent un peu de tension juste comme il faut. Je n’ai pas trop retenu de musique, mais plutôt des bruits d’ambiance bien glauques parfaitement adaptés à la thématique du jeu.

Le scénario m’a accroché même si je n’ai pas encore fini le jeu… Je l’avoue : l’absence de traduction me fait avancer plus lentement que ce que je voudrais.

Un ami m’a dit que le jeu possédait un système de boucle temporelle afin d’obtenir la vraie fin. Je n’ai pas suffisamment avancé encore pour finir la première boucle, mais du coup, le jeu doit avoir une durée de vie hallucinante.

Conclusion

J’ai beaucoup aimé jouer Monark et je pense que je finirai le jeu tranquillement un peu plus tard. J’aime bien les visuals novels donc la grande quantité de dialogue ou de phases de narration ne m’a pas gênée du tout surtout avec le superbe doublage anglais dont bénéficie le jeu. De plus, les textes restent affichés jusqu’à ce que vous les fassiez défiler manuellement. Vous aurez donc tout votre temps pour lire tout ce contenu en anglais.

J’ai également apprécié la partie combat tactic, j’aime beaucoup les jeux qui ne nous assomment pas d’informations dès les premières minutes de jeu. J’aime bien pouvoir faire des essais et découvrir par moi-même quelle sera ma façon de jouer et c’est le cas dans Monark. J’ai fait des essais, j’ai parfois réussi par fois perdue, mais à chaque fois j’ai affiné ma technique de jeu et c’est ce que j’aime dans les tacticals.

Le scénario et les thématiques abordées m’ont beaucoup plu ainsi que l’ambiance un peu flippante soulignée par des bruitages juste parfaits. J’ai bien aimé les tests psychologiques qui collent bien avec l’histoire et les arbres de talent qui font évoluer les personnages.

Bref un jeu sympa, mais je n’aurai ptet pas la patience de refaire le jeu plusieurs fois pour avoir la bonne fin.

Et vous, avez-vous pris le jeu ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ?

Je vous fais des bizous et je vous dis à bientôt.

Yunicia adore !