Actraiser Renaissance

  •     Catégories : RPG, Action, Simulation, Stratégie
  •     Editeurs : SQUARE ENIX
  •     Développeur initial : Quintet
  •     Nb joueurs : 1
  •     Consoles : Nintendo Switch
  •     Langues : Allemand, Anglais, Français, Japonais
  •     Date sortie : 24/09/2021

Actraiser Renaissance est un jeu que j’ai découvert lors du dernier Nintendo Direct.

Si au départ, la présentation du jeu ne m’a pas marquée, j’ai tout de même eu assez de curiosité pour le tester. Je remercie Square Enix pour la clé de jeu, ainsi que pour cette belle découverte.

Sans plus attendre, je vous dévoile tout ça !

ActRaiser, un vieux jeu remit au goût du jour !

ActRaiser est un jeu vidéo développé par Quintet et distribué par Enix en 1990 au Japon, puis en 1993 chez nous. Il fonctionne à l’époque sur Super Nintendo et propose un jeu alliant le jeu de stratégie/gestion, à des phases de jeu de plateforme. Concept nouveau à l’époque, et encore aujourd’hui, le jeu marque toute une génération de joueurs.

Un ActRaiser 2 voit le jour en 1994, mais le jeu a perdu tout son charme, car la partie « stratégie/gestion » a été abandonnée.

Square Enix nous propose aujourd’hui, de découvrir ou de redécouvrir le premier de ces deux jeux avec des graphismes remastérisés, des musiques réarrangées, de nouveaux scénarios, un gameplay amélioré et un Royaume inédit !

Vous êtes Dieu !

Au lancement du jeu, une jolie cinématique, la même que celle diffusée lors du Nintendo Direct, nous plonge dans l’ambiance du jeu. Elle résume parfaitement le scénario du jeu ! Elle présente un monde peuplé d’humains attaqués par des monstres et défendu par un ange. Puis les montres gagnent en force et votre personnage intervient : donc, vous incarnez Dieu !

Votre personnage, ici appeler « Maître » est un Dieu très puissant, mais à la suite de votre défaite contre le Roi des démons, vous avez perdu votre puissance et une partie de vos pouvoirs… Mais ce n’est pas une défaite qui va vous arrêter ! Aidé par votre serviteur, un ange, vous allez petit à petit rendre la terre aux humains et les aider à construire des cités pour gagner leur ferveur. La ferveur que vous allez récupérer, vous aidera à retrouver vos pouvoirs et votre force. Chaque point de ferveur viendra remplir une jauge qui vous fera gagner des niveaux et débloquera au passage des capacités supplémentaires, comme l’utilisation de magie lors des phases de plateformes.

Pour libérer une zone du joug des monstres, vous allez donc descendre sur terre lors d’une phase de plateforme. Durant cette phase, vous allez, armé d’une épée, dégommer les monstres qui se trouvent sur votre passage et un mini boss. Elle est assez rapide et plaisante, même si notre personnage est un peu rigide et que les mini boss sont relativement simples.

Une fois le mini boss et ses acolytes vaincus, les terrains alentour vont être libérés et un couple d’humains va venir vous remercier en priant au temple de la zone. Ce couple sera le représentant de la communauté qui va se développer autour de votre temple. Ce sont eux qui vous rapporteront les requêtes de la communauté, ainsi que leurs décisions, concernant le chemin que la population souhaite suivre. Ces interactions avec le couple donnent vie à l’histoire, même si tout est scripté et que leurs décisions ne changeront pas d’une partie à l’autre.

À partir de ce moment-là, vous interviendrez sous les traits d’un ange qui survolera la carte. Cet ange sera votre lien avec le monde des humains et il se chargera d’accomplir vos volontés.

Vos actions seront assez diversifiées et auront pour but de faire prospérer la communauté, et de la défendre contre les monstres :

  • Guider les humains dans la conquête de ce nouveau territoire en les faisant tracer des routes pour qu’ils se développent autour de celles-ci.
  • Les aider en assainissant une zone : faire abattre la foudre sur des arbres pour la dégager, faire briller le soleil sur des marécages pour les assécher…
  • Les défendre des monstres qui apparaissent régulièrement sur la carte avec votre arc. Il faut souligner qu’un ange n’est pas un combattant et qu’il ne vise pas très bien… il m’a fallu quelques essais avant de maîtriser la petite tête blonde.
  • Guider les humains pour sceller les antres de monstres. Ici, le jeu lancera une phase de plateforme dans laquelle vous incarnez le Maître. Vous devrez détruire les perles maléfiques qui s’y trouvent afin d’empêcher les apparitions de monstres.
  • Repousser les hordes de monstres qui essaient de détruire le village en construisant des structures de défense, en guidant vos héros en combat ou encore en usant de votre puissance divine.
  • La phase finale se déroulera en mode plateforme durant laquelle vous allez affronter le boss de la zone. Les boss sont un peu plus coriaces que les mini-boss, mais utilisent tout de même des patterns assez simples.

Vous l’aurez compris la partie gestion/stratégie prend pas mal de temps et c’est durant cette phase que l’histoire va avancer et que vous allez découvrir vos héros. Ils sont là pour vous aider à vaincre le boss final, mais ils vous aideront aussi tout au long du jeu après qu’ils se soient éveillés. Chacun de ces héros est vraiment attachant et découvrir leur histoire est vraiment cool.

Niveau gameplay, la prise en main est très simple et c’est très agréable ! Chaque mécanique de gameplay est amenée habilement de manière à ce que nous puissions les intégrer rapidement tout en profitant du jeu.

Durant la partie gestion/stratégie, le gameplay est assez lent et cool. Il est rythmé par les requêtes des villageois qui sont nombreuses : construire des bâtiments défensifs, les aider à construire des champs ou des ateliers, les guider vers des antres de monstres… Bien loin d’être ennuyeux, le gameplay est vraiment prenant et addictif. Je me suis vraiment amusée sans voir le temps passer : vous savez quand vous êtes pris dans votre jeu et que d’un coup vous regardez l’heure et là vous apercevez qu’il est 1h du matin, mais que vous n’êtes pas fatigué… Voilà, voilà ça m’est arrivé 2 ou 3 fois en jouant à Actraiser Renaissance.

Une refonte réussie

Je n’ai pas joué au jeu d’origine donc je ne pourrais pas vous faire de comparatif, mais seulement vous donnez mon avis par rapport à ce remaster.

De manière générale, le jeu est agréable visuellement et la bande-son est magnifique. Les illustrations des personnages et les décors lors des dialogues sont vraiment beaux et m’ont permis de m’attacher un peu plus à chacun d’eux. Les phases de plateforme et de gestion durant lesquelles nous incarnons le Maitre ou l’ange laissent quant à elle transparaître les 31 ans du jeu. Elles sont certainement plus colorées et détaillées qu’à l’époque, mais on ne peut s’empêcher de ressentir l’âge du jeu. Personnellement j’ai trouvé ça charmant, mais les joueurs les plus pointilleux auraient sûrement préféré un design plus soigné.

Le gameplay est simple et les menus sont clairs. J’ai vraiment pris plaisir à jouer à ce jeu qui est facile à prendre en main et addictif. Les phases de plateforme bien qu’un peu rigides au niveau des déplacements du personnage et les phases de défense du village apportent une bonne dynamique au jeu.

Il y a 6 villages à libérer et donc 6 histoires à découvrir avant d’aller casser la tête du grand méchant.

Pour l’instant, je n’ai pas encore fini le jeu, j’ai passé environ 2h30 à 3h par village sauf pour le premier qui fait office de tutoriel où j’ai passé environ 3h30. La durée de vie du jeu est donc conséquente.

Chaque nouveau village apporte son lot de nouveautés ; ce qui permet de ne pas s’ennuyer. Bref j’apprécie vraiment le jeu.

La prospérité d’un village demande quelques sacrifices

Je vais terminer ce test par 2 astuces essentielles qui sont révélées dans le jeu et qui peuvent vous être très utiles.

Durant la phase de gestion de la ville, vous allez donc guider les humains pour qu’ils tracent des routes. Ils se chargeront de construire les habitations, les champs et les ateliers eux-mêmes. Afin d’optimiser les constructions, je vous conseille de dessiner un damier avec les routes ce qui permettra de vous offrir plus de choix quant au positionnement de vos défenses et d’optimiser le bon développement de la cité.

Au fur et à mesure, chaque civilisation va gagner des niveaux et donc améliorer sa manière de construire les bâtiments. Les améliorations sont parfois un peu longues à pointer le bout de leur nez… Alors que si les habitants construisent un nouveau bâtiment, les améliorations seront immédiates. N’hésitez donc pas à raser des bâtiments avec vos miracles, pour forcer la reconstruction en mieux.

Les habitants ne vous en tiendront pas rigueur ! De plus, l’amélioration des bâtiments améliorera leur rendement et la population augmentera plus vite, ce qui vous permettra à vous aussi d’avancer plus vite.

Conclusion

J’ai vraiment accroché à Actraiser Renaissance ! J’ai adoré les phases de gestion tranquilles entrecoupées de défenses de village et de phases de plateforme prenantes et divertissantes. Les graphismes remis au goût du jour qui conservent le charme du jeu d’origine, en lui redonnant un petit coup de jeune, ainsi que la bande-son entièrement revue, m’ont séduite.

J’ai apprécié le gameplay au point de ne pas voir passer le temps. Certes, il est simple, mais ça n’empêche pas d’en faire un bon jeu ! Le fait de pouvoir choisir le niveau de difficulté en début de partie et de pouvoir l’adapter en cours de jeu est vraiment super sympa.

Moi, j’aime autant les jeux de gestion que les jeux de plateforme, donc j’ai apprécié Actraiser Renaissance dans sa globalité. Cependant, c’est vrai que les joueurs adeptes uniquement de l’un ou de l’autre de ces 2 styles de jeux pourraient être déçus, car ni le côté gestion ni le côté plateforme ne sont vraiment complètement exploités.

Yunicia adore !

En résumé, Actraiser Renaissance vaut le détour, mêlant le charme d’un jeu de 31 ans au concept original dans un remaster qui lui apporte une touche de modernité. Son gameplay addictif rythmé par des défenses de ville ou des phases de plateforme enveloppées dans un scénario sympa et une bande-son magnifique font de ce titre un jeu que je vous recommande vivement.