World’s End Club

  • Catégories : Aventure, Action, Plateformes, Visual Novel
  • Editeurs : NIS America
  • Développeurs : IzanagiGames
  • Nb joueurs : 1
  • Consoles :Nintendo Switch
  • Langues : Anglais, Allemand, Français, Espagnol, Néerlandais, Italien, Portugais, Russe, Japonais, Chinois, Coréen
  • Date sortie : 28/05/2021

J’ai eu le plaisir de tester World’s End Club grâce à Koch Media que je remercie pour leur confiance. Ce jeu est un visual novel couplé à un jeu de plateforme qui nous propose de suivre l’aventure d’un groupe de jeunes adolescents autoproclamé « le club des battants ». Ces jeunes adolescents sont en route pour une sortie scolaire et regardent tranquillement un film dans leur bus lorsqu’une météorite s’écrase sur terre provoquant l’accident du bus.

Ils se réveillent alors dans un parc d’attractions sous-marin…bizarre ! Ils sont obligés de participer à un jeu de survie par un drôle de petit robot. Mais qui dit jeu de survie dit un seul survivant…ce qui ne colle pas avec l’idéologie du club des battants… encore plus bizarre… Dès lors des suspicions vont s’insinuer entre eux brisant la belle utopie de leur petit groupe : en qui peut-on avoir confiance ? Est-ce une tentative pour briser leur amitié ?

Mais ce n’est que le début du voyage ! Une partie minime de la grande aventure qui vous attend et si vous souhaitez avoir toutes les pièces du puzzle (comment vous êtes arrivé dans ce parc ? c’est quoi ce jeu de survie ?) vous devrez finir le jeu.

En route pour Tokyo !

Le jeu se présente sous la forme d’un visual novel avec quelques phases de gameplay : comptez 1/4 de gameplay pour 3/4 de blabla. La partie histoire est donc la plus importante du jeu et c’est tant mieux. Chaque chapitre représente une étape sur le voyage menant nos héros à Tokyo.

Le scénario de World’s End Club sort tout droit de l’imagination des célèbres scénaristes de jeux vidéo Kotaro Uchikoshi (séries Infinity et Zero Escape) et Kazutaka Kodaka (franchise Danganronpa). Ces deux auteurs nous proposent ici un scénario intriguant à vivre aux côtés d’une bande d’ados attachants.

La partie jeu de survie n’est que le point de départ de l’aventure et donc du périple de notre club des battants : elle ne représente qu’une seule étape de leur voyage.

En effet, nos ados, à la suite de l’accident, vont se retrouver complètement au sud de l’archipel Nippon dans un parc d’attraction bizarre. Une fois sorti de ce parc, ils décident d’entreprendre le voyage retour pour Tokyo par leur propre moyen ou jusqu’à trouver un adulte qui pourrait les aider. Mais, ils ne vont découvrir que des villes abandonnées… Comme si les êtres humains avaient disparu de la surface du Japon suite à l’impact de la météorite.

A partir de ce moment-là, le vrai scénario commence. Le jeu va alors se découper en étapes : arrivée en ville, recherche dans celle-ci, décision de départ pour la ville suivante, campement. Les phases de recherches/explorations dans la ville ou le lieu représente les phases d’action et tout le reste sont des phases d’histoire.

Nos ados se dirigent donc de ville en ville, en groupe ou demi-groupe, à la recherche d’autre humains. Durant leur voyage, ils seront confrontés à des monstres, à des plantes mutantes et autres choses bizarres et agressives pendant les phases de gameplay. Mais pas de panique, lors des moments délicats et les uns après les autres, un super pouvoir s’éveillera en eux qui leur permettront de se protéger les uns les autres. Mais même avec des super pouvoir, des questions restent en suspens : mais que s’est-il passé ? Est-ce que cette météorite a détruit l’humanité ? Comment cela peut-il être possible en si peu de temps ? D’où viennent leurs pouvoirs ?

Autant de questions qui vont vous pousser à avancer dans le jeu pour découvrir la vérité. Mais plus vous découvrirez de choses plus de nouvelles questions se bousculeront dans votre tête. C’est l’une des forces du scénario du jeu !

Ainsi, World’s End Club propose un scénario captivant tout au long de l’aventure de nos jeunes héros nous proposant parfois de choisir entre deux destinations qui influenceront légèrement la suite de l’aventure.

Cependant, sachez que le jeu possède deux fins différentes qui sont complémentaires et qui vous demanderont, afin d’avoir toutes les informations nécessaires pour accéder à la deuxième fin, de faire tous les embranchements du jeu.

Après la première fin, le scénario monte en puissance et vous découvrez encore de nouveaux secrets. Vous n’aurez donc qu’une envie c’est de terminer le jeu pour connaitre la vraie fin. Il faudra compter entre 12 et 14h pour le finir complètement.

Des personnages attachants

Notre club des battants compte une douzaine de membres qui sont tous plus attachants les uns que les autres. Ils possèdent tous des affinités différentes et des personnalités quasiment opposés les unes des autres. Pourtant, leur groupe fonctionne et ils restent toujours soudés.

En effet, le club des battants et même le jeu, nous offre une belle histoire d’amitié entre ados. L’aventure qu’ils vont vivre va consolider leurs liens mais aussi les valeurs qui sont à la base d’une amitié forte et solide.

Nous pourrions croire que le monde dévasté autour d’eux est leur principale et unique problème mais il n’en est rien… En effet, au fil de l’aventure, vous allez découvrir qu’ils portent tous une faiblesse dans leur cœur. Ce qui les rends plus crédible et vraiment attachant !

Les graphismes utilisés sont très manga et donnent un peu de légèreté au jeu qui possède tout de même un scénario assez sombre. Les dialogues sont bien écrits et apportent de la profondeur à chaque personnage. De plus, tous les personnages sont doublés en japonais (ou en anglais au choix) ce qui nous donne vraiment l’impression de voir une série d’animation sur notre console à la différence qu’il faut appuyer sur une touche pour faire défiler les dialogues. De même, les émotions de chaque personnage sont visibles sur leur visage et dans leurs gestuelles.

Même si les phases de blabla/histoire ont relativement longues, elles sont particulièrement bien réalisées grâce au design des personnages et à l’animation de ceux-ci.

La bande son utilisée est vraiment très sympa et agréable à écouter. Il faut d’ailleurs noter que la version boite offre un code de téléchargement pour accéder aux musiques du jeu ainsi qu’un petit livret contenant des informations sur chaque personnage en anglais. C’est tellement rare d’avoir un petit livret dans les jeux aujourd’hui que ça vaut le coup de le souligner.

En bref, un ensemble scénario, graphisme, doublage et bande-son soigné qui contribue à faire de World’s end Club un bon jeu mais… les phases de dialogue sont longues et même si elles contiennent plein d’informations essentielles pour le scénario du jeu, elles finissent par devenir longues et pesantes lorsque vous jouez plus de 2h d’affilées. Mais pourquoi ? La réponse vient du gameplay !

Un gameplay inexistant

Les phases de plateforme représentent normalement la partie « ludique » d’un visual novel/plateformer. Celles qui vont vous changer les idées en sautant de plateforme en plateforme ou lorsque vous allez vous concentrer pour vaincre un boss. Leur but est de faire avancer l’histoire tout en donnant du dynamisme au jeu pour que le joueur puisse se défouler avant de repartir dans la lecture des dialogues.

Le gros problème de Word’s End Club ce sont malheureusement ces phases défouloirs qui ne le sont en réalité pas du tout. Le gameplay est vraiment frustrant car il est mou, non intuitif et ultra répétitif… Autant vous dire que j’ai fini par trouver que ces phases de gameplay me gâchaient l’expérience de jeu et j’aurai préféré qu’elles n’existent pas. Et histoire d’alourdir encore un peu ces phases de gameplay, un tuto sur les pouvoirs des personnages s’ouvre systématiquement en début de niveau…

De mémoire, je pense qu’il n’y a pas une seule phase de gameplay dans laquelle je ne suis pas morte… En effet, j’ai eu beaucoup de mal à comprendre les actions à réaliser par moment ou à maitriser la hit-box, qui est, soit dit en passant, légèrement foireuse. De plus, les phases de plateformes ne représentent aucun challenge, elles ne servent qu’à débloquer les pouvoirs d’un des membres du club des battants. La seule satisfaction à la fin d’une de ces phases est d’être juste content de l’avoir terminé et de pouvoir revenir à nos phases de dialogue.

En gros, j’ai râlé à chaque fois que je devais « jouer » au lieu de lire l’histoire… Bref, ces phases de gameplay ont l’effet opposé à celui pour lesquelles elles sont conçues. C’est vraiment dommage. On a l’impression que tout le soin nécessaire a été apporté au scénario, aux graphismes et à la musique et que le gameplay a été oublié. Du style : « oups y a plus de temps ou plus de budget… »

Des petits ajouts qui ne servent pas à grand-chose

Il est possible de récupérer des autocollants tout au long des phases de plateforme du jeu cependant, cette collection à vraiment peu d’intérêt. Et personnellement, j’ai trouvé les autocollants assez moches.

Le menu offre également un petit résumé sur chaque personnage qui se met à jour au fur et à mesure de l’aventure. Elle permettra au joueur de faire une pause et de se remémorer les informations importantes du jeu lorsqu’il décidera de reprendre la partie.

Le jeu rappelle l’utilisation des pouvoirs de chaque personnage à chaque phase de gameplay… C’est fatiguant car c’est toujours pareil et y a que 2 touches : B pour sauter et A pour activer le pouvoir… Les joueurs ne sont pas débiles, pas la peine de le répéter 24 fois (sans exagérer les 24 fois).

Il est aussi possible de rejouer le chapitre de son choix.

Conclusion

J’ai apprécié l’histoire même si elle est un peu bizarre par moment, le scénario reste cohérent et intriguant apportant régulièrement de nouveaux rebondissements. En revanche, j’ai vraiment galéré à trouver l’énergie de finir le jeu.

J’ai trouvé les personnages sympas sans pour autant vraiment m’attacher complétement à eux…enfin pas suffisamment. En revanche, j’ai détesté le gameplay du jeu : il m’a tué… J’ai fini par rire nerveusement à chaque phase de gameplay tellement elles sont devenues une corvée à la longue.

Cependant, ma curiosité pour ce scénario sympa a su me convaincre de le finir.

Il faut compter environ 7h pour faire la première partie du jeu qui entraine tout doucement le joueur vers la première fin du jeu.

La deuxième partie est plus prenante et un peu plus dynamique et durera environ 6h. Dans cette partie, j’avais déjà pas mal d’info sur l’intrigue du jeu et j’avais vraiment eu l’envie d’avoir des réponses à toutes les questions que le scénario avait soulevé. Et honnêtement, je ne suis pas déçue de l’histoire et de la deuxième fin même si l’univers mélange plusieurs styles assez différents.

Maintenant, la vraie question est : est-ce que je vous recommande le jeu ?

Honnêtement, j’ai passé un bon moment. Donc oui, je vous le conseille car ça a été une belle aventure. Par contre, il faudra que vous soyez méga patient pour les phases de gameplay. Elles ont une importance dans l’histoire mais honnêtement s’il y avait un moyen de les supprimer, je signerai de suite.

Voilà voilà, j’espère que mon test vous aura aidé à faire votre choix et je vous dis à bientôt pour un nouveau test.