Okinawa Rush

  • Catégories : Aventure, Combat, Action, Plateformes
  • Editeurs : No Gravity Games / Just For Games
  • Développeur : Sokaikan ltd, Storybird Games, Sokaikan Limited
  • Nb joueurs : 1 – 2
  • Consoles : Nintendo Switch
  • Langues : Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Japonais, Portugais
  • Date sortie : 28/10/2021

Aujourd’hui, je vous emmène au cœur du japon féodal. Place aux ninjas, samouraïs et aussi à toutes sortes de créatures diaboliques issues du folklore nippon. Okinawa Rush est un plateformer/beat them all en pixel art qui nous propose de suivre l’histoire de trois personnages : Meilin, Shin et Hiro.

Un jeu loin de mon style habituel !

Eh bien, oui c’est vrai, d’habitude j’ai plutôt tendance à jouer à des jeux relativement calmes ou des RPGs avec beaucoup d’histoires… mais de temps en temps, j’apprécie un petit jeu défouloir dans lequel je dois tuer tout ce qui bouge ou presque.

Okinawa Rush mode arcade ou storie

C’est le genre de jeu qui m’apporte un petit défi de gameplay. Les jeux qui te rendent fier d’avoir fini un niveau, mais qui te font aussi bien rager. Personnellement, quand je n’y arrive pas, je préfère mettre le jeu de côté quelques minutes et réessayez plus tard. C’est exactement ce qui s’est passé avec Okinawa Rush. C’est un jeu prenant qui propose 3 histoires, mais pour une fois avant le scénario, j’ai vu vous parler gameplay et de mon expérience de jeu.

Le jeu est découpé en 6 parties ou niveaux. Le premier est un niveau d’entraînement : le dojo. Il permet de se familiariser avec votre personnage et éventuellement de booster ses statistiques à l’aide de mini-jeux ou d’items de décoration. Cette partie m’a vraiment surprise au début, car je n’en voyais pas l’intérêt… mais, après plusieurs échecs dans les niveaux suivants… j’étais bien contente de pouvoir entraîner mon personnage et de pouvoir apprendre tranquillement les différentes combinaisons de touches afin de m’améliorer. En effet, le jeu propose un système de combo à la Street Fighter ainsi qu’un système de parade intuitif, mais difficile à maîtriser. De ce fait, l’entraînement prend toute sa place au cœur du jeu.

Les vrais niveaux, c’est-à-dire ceux où il y a de l’action, sont construits sur le même principe : ils sont très grands, de type plateforme en 2D ; ils ne sont pas linéaires et vous devrez les parcourir afin d’activer des mécanismes qui vous permettront d’ouvrir la voie vers le boss de fin ou de délivrer des villageois enlevés par le clan de la Mante Noire.

Durant l’exploration de ces niveaux, des flopées d’innombrables ennemis vont apparaître de toutes parts. Du coup, l’action est présente tout au long de votre exploration. Les ennemis vont de simples Ninjas aux Ninjas méga entraînés en passant par des démons issus de la mythologie japonaise. C’est un vrai délice de pulvériser tous ses ennemis, mais attention aux pièges cachés un peu partout dans le niveau, il s’avère parfois plus redoutable que les ennemis.

Au milieu du niveau vous pourrez rencontrer une sorte de mini boss qui montrera une petite animation 2D avec un peu d’histoire. Quel que soit le personnage que vous choisirez, le niveau sera le même, seuls ces petits passages d’histoire seront différents. C’est en général à ce moment-là que vous serez bloqué et que vous devrez trouver un moyen pour franchir le « mur magique » qui se dresse entre vous et le boss de fin de niveau. On repart donc en exploration pour briser où activer des objets afin de nous ouvrir le passage. Bien sûr, on en profite pour dégommer tout ce qui passe, récupérer des loots et libérer les villageois.

Enfin, on arrive devant le boss. Je dis enfin, car les niveaux sont assez longs et un peu labyrinthiques. Il m’a fallu environ 15 minutes pour parcourir chacun des niveaux. J’ai adoré ces niveaux conséquents qui poussent à l’exploration et la découverte de passages secrets ou de zones cachées. Par contre, les boss… Je suis morte tellement, mais alors tellement de fois… Et vous vous en doutez, j’ai beaucoup râlé… Bref, j’ai fini par aller m’entraîner au dojo pour apprendre les combos et enfin foutre une rouste à ces vilains boss qui étaient capables de me One shot. Non, mais c’est qui qui décide… c’est qui la plus forte… non mais des fois !!!

Bon, je vous avoue que j’ai réalisé ce test en utilisant les premiers niveaux de difficulté sur les 7 difficultés proposées par le jeu. Les rangs de difficultés vont de la ceinture blanche à la ceinture noire. Je vous avoue que si j’avais choisi une difficulté trop élevée, j’aurai donné des noms d’oiseaux à tous les boss. En fait, la difficulté dans le niveau ne m’a pas posé de problème et a même été un peu trop basse par rapport aux ennemis de base ; par contre, sur les boss, j’ai bien galéré. En fait, au début j’avais tellement peu ou pas de techniques que les boss me roulaient dessus alors que je roulais sur les ennemis des niveaux malgré leur nombre.

Yunicia erf !

Pourquoi je suis nulle (j’adore ce titre)

J’avoue, je ne suis pas super douée, mais là, là j’étais tellement nulle… Je n’ai pas compris. Alors j’ai cherché, j’ai analysé ma technique… Je n’en avais aucune sauf celle de spammer les boutons dans tous les sens… Grave erreur !

Ma technique de noob fonctionne parfaitement sur les premiers niveaux de difficulté, mais reste obsolète sur les boss par exemple. En effet, Okinawa Rush propose pour chaque personnage, afin de déclencher de grosses attaques, un système de combo à la Street Fighter (liste de direction suivie d’appui sur une ou plusieurs touches A ou B rapidement et ainsi de suite), ainsi qu’une sorte d’attaque ultime, via une jauge que l’on remplit en récoltant des items dans le donjon.

Je peux vous assurer que le jeu prend une toute autre dimension si l’on maîtrise ses combos : les boss deviennent plus faciles et on se plaît à augmenter le rang de difficulté pour pouvoir taper plus longtemps sur les ennemis…  C’est un peu bizarre dit comme ça, mais c’est tellement vrai !

Un autre point que l’on ne soupçonne pas forcément lors des premiers runs, c’est la quantité de choses cachées dans les niveaux, dans les décors… Par exemple, vous trouverez des armes pour vous aider à combattre ; allumer des torches ouvrira des raccourcis cachés ; détruire un mur vous donnera accès à une salle dissimulée ; monter dans les arbres vous permettra de libérer plus de villageois… Il y a aussi beaucoup de pièges cachés… Je suis morte des dizaines et des dizaines de fois aux mêmes endroits, car je ne faisais pas attention aux pics qui sortaient du sol.

Chaque niveau cache plein de petits secrets qu’il faut apprendre à découvrir pour optimiser son parcours et arriver devant le boss avec des bonus en poche !

Trois voyages à Okinawa !

Le jeu est en 2D et en pixel art soigné, accompagné d’une musique d’ambiance agréable et entrainante. Chaque niveau que vous traverserez, propose un décor et des monstres différents qui sont toujours plaisants à regarder (et à zigouiller). Le gameplay est ultra fluide et nerveux, ce qui rend hommage à la thématique du jeu. Vous pouvez incarner 3 héros différents qui ont 3 buts différents ,3 raisons différentes d’aller démolir l’organisation de la Mante Noire, le seul ennemi du jeu.

Parmi ces 3 personnages, vous aurez le choix entre :

  • Meilin, une jeune femme qui cherche son père.
  • Hiro, un homme qui veut se venger du meurtre de sa famille et retrouver ses enfants enlevés par l’organisation.
  • Et enfin, Shin, un jeune homme qui cherche un mystérieux antidote pour sauver son village.

Quel que soit le personnage choisi, les niveaux seront les mêmes, mais les histoires et les gameplays seront différents. De plus chaque scénario possède 3 fins différentes, ce qui augmente considérablement la durée de vie du jeu.

Comme je vous l’ai dit, le jeu est découpé en 5 niveaux relativement vastes et il faut compter environ 15 min par niveau soit 1h15 pour faire un run à condition de ne pas mourir. La durée de parcours du niveau augmente également en fonction de la difficulté choisie, car les ennemis sont plus résistants. Enfin, il y a 9 fins différentes à découvrir ; ce qui donne une bonne durée de vie au jeu.

Yunicia adore !

Les petits plus

Le jeu propose un mode multi pour pouvoir jouer en coop, ce qui est vraiment sympa. Vous pourrez aussi découvrir un mode arcade pour ceux qui en demandent toujours plus ; mais également faire le jeu en mode speed run.

Je vous avoue que je suis loin de pouvoir faire le jeu en speed run ou encore d’être suffisamment balèze pour faire le jeu en mode arcade qui limite le nombre de vies pour finir le jeu.

Bref, le mode histoire me donne suffisamment de fil à retordre pour le moment, mais si vous êtes meilleurs que moi (c’est assez facile je vous le promets), vous vous ferez plaisir avec ces 2 modes supplémentaires.

Conclusion

Okinawa Rush est un plateformer / beat them all en 2D particulièrement prenant et bien pensé. Il propose un gameplay fluide et nerveux basé sur des combos à la Street Fighter et un système de parades simples, mais difficiles à maîtriser. Le level design des niveaux est varié et non linéaire offrant un côté exploration au jeu intéressant. Les graphismes ainsi que l’ambiance sonore sont vraiment sympas et nous transportent au pays du soleil levant ; mais le jeu est assez sanglant même en pixel art (une option permet de rendre le jeu moins sanglant). Le fait de pouvoir incarner 3 personnages différents est un gros plus pour le jeu, car il permet de proposer 3 gameplays différents ainsi que 9 fins possibles.