Vous aimez les jeux-vidéo rétro qui sentent bon les années 80-90 ? Alors préparez votre chapeau et votre bâton magique, car Lumo 2 est là pour vous replonger dans une époque où chaque salle était un casse-tête et chaque saut un défi.

Sorti le 17 octobre 2025, développé par Triple Eh ?, Lumo 2 est un jeu d’aventure en vue isométrique nous invite à explorer un univers rempli de puzzles, plateformes délicates et secrets bien cachés. Un véritable hommage aux années 80… avec comme à l’époque, une difficulté qui ne pardonne pas.

Est-ce que cette suite vaut le coup ? Je vous raconte tout !

Lumo 2 screenshot 01

Une aventure rétro qui évolue au fil du temps

Le titre est jouable sur les consoles Switch et Switch 2.

Dès les premières minutes, Lumo 2 nous accueille dans un monde presque sans couleur, minimaliste, presque froid. On avance dans des salles interconnectées, chacune pensée comme une boîte à énigmes. Et puis, petit à petit, la magie opère : en récupérant des objets, en franchissant des portails et en débloquant nos pouvoirs, le décor se transforme. Les couleurs reviennent, les environnements s’animent… et on a vraiment l’impression de redonner vie à un univers figé.

J’ai trouvé cette idée sympa : elle donne un sentiment de progression, même quand les salles nous font transpirer.

En revanche, je n’ai pas accorché au côté nostalgie et j’ai faillit lâcher le jeu dès le début car je bloquais dans un niveau en 2D donc je n’avais pas vu la porte qui était pourtant parfaitement visible.

Un gameplay rétro… et sans concession

Soyons honnêtes : Lumo 2 n’est pas un jeu relaxant. Ici, il faut aimer les défis à l’ancienne en 2D ou en 3D isométrique. Les salles sont de vraies casse-têtes qui demandent réflexion et précision. Les phases de plateforme sont parfois impitoyables : un saut mal calculé et c’est la chute. Et comme la caméra est fixe, certains angles deviennent un vrai cauchemar.

J’ai pesté plus d’une fois contre ces passages où l’angle ne pardonne pas. Mais c’est aussi ça, le charme rétro : on teste, on tombe, on recommence. Lumo 2 joue clairement la carte de l’essai-erreur, comme les jeux d’antan.

Petit détail amusant : votre personnage plane automatiquement grâce à son chapeau quand il tombe. Pour chuter franchement, il faut appuyer sur B. Ça paraît simple, mais ça demande un temps d’adaptation, surtout quand on enchaîne les énigmes.

Quelques intermèdes viennent diversifier le gameplay. Surement pour apporter un peu de détente aux joueurs, perso j’ai galéré de fou et j’ai eu beaucoup de mal à connecter les casses têtes des salles et ces parties de jeu mettant mes réflexe à rude épreuve.

Lumo 2 screenshot 02

Une direction artistique qui assume son héritage

Visuellement, Lumo 2 ne cherche pas à impressionner par la technique, mais par son authenticité. Les graphismes sont épurés, cohérents, avec une évolution visuelle qui accompagne la progression. On commence dans un univers terne dans lequel on est un peu perdu et petit à petit le monde du jeu se colore apportant un peu de vie.

La bande-son, discrète mais efficace, rappelle les musiques du genre arcade et accompagne bien l’exploration. Et puis il y a ces petits clins d’œil nostalgique aux objets de mon enfance : les cassettes à collectionner, les joy stick retro, les mini-jeux qui viennent casser la routine.

Une durée de vie honnête mais sans surprise

Avec ses 100 salles, ses mini-jeux et ses collectibles, Lumo 2 propose une durée de vie très correcte pour un jeu indépendant. Comptez une dizaine d’heures pour finir l’histoire, beaucoup plus et pas mal de patience si vous visez le 100 %.

Une fois terminé, la rejouabilité repose surtout sur la complétion des défis. Si vous aimez explorer chaque recoin, vous aurez de quoi faire. Sinon, le retour sera limité.

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Mon ressenti sur Lumo 2

Je vais être franche : je suis passée à côté de l’ambiance de ce jeu vidéo.

J’ai poussé ma session pour rédiger ce test, mais je n’ai pas eu le déclic. Pourquoi ? Parce que Lumo 2 demande une vraie connexion avec l’esprit rétro. Il faut aimer les jeux exigeants, les casses-têtes à l’ancienne et les mécaniques parfois rigides. Si vous êtes dans ce mood, vous allez adorer. Sinon, vous risquez de trouver l’expérience frustrante.

Cela dit, je reconnais la qualité du level design et la richesse des défis proposés. Les amateurs de casse-têtes old-school y trouveront leur bonheur. Moi, j’ai surtout apprécié l’évolution visuelle et les petits clins d’œil aux classiques. Mais ce n’est pas un jeu que je relancerai pour le plaisir.

Les points forts :

  • Une lettre d’amour aux jeux rétro
  • Des salles variées et aux énigmes bien conçues
  • L’évolution visuelle au fil du jeu
  • Les collectibles (cassettes, canards) qui ajoutent du challenge
  • Mini-jeux sympas pour varier le gameplay

Les points faibles :

  • Caméra fixe qui complique certains passages
  • Difficulté parfois punitive
  • Ambiance qui ne plaira pas à tout le monde
  • Peu d’accessibilité pour les joueurs modernes