Comment les petites souris passent-elles l’hiver ? Comment survivent-elles à la neige et au froid ? C’est ce que nous propose de découvrir, de manière romancée, Winter Burrow sorti sur Switch et Switch 2 ce 12 novembre 2025.
Ce petit jeu d’aventure et de survie nous plonge dans la peau d’un petit souriceau qui revient vivre dans son terrier d’enfance après avoir perdu ses parents. Malheureusement, le terrier est en ruine et notre courageux souriceau va devoir partir à l’aventure trouver les matériaux nécessaires pour en faire de nouveau son chez-lui.
Les développeurs du studio Pine Creek Games nous livrent ici un petit jeu de survie cosy qui nous invite à découvrir les péripéties d’une souris des bois et de ses amis durant un hiver. Une petite aventure touchante qui se laisse découvrir au travers d’une bonne dizaine d’heures de jeu.
Winter Burrow, l’histoire triste d’un petit souriceau courageux
La vie n’est clairement pas facile pour une souris, et elle l’est clairement moins en ville !
Winter Burrow commence par nous raconter l’histoire de notre jeune souriceau. Au travers de belles illustrations, on apprend qu’il a grandi dans la forêt avant que ces parents ne déménagent en ville dans l’espoir d’une vie meilleure. Or, ils ont trouvé tout le contraire et ont fini par se tuer au travail en essayant de réunir l’argent nécessaire pour leur retour dans la forêt… C’est après cette tragédie que leur fils, notre souriceau et personnage principal, va décider de rassembler toutes ses affaires pour repartir vivre dans le terrier de son enfance et ainsi accomplir le souhait de ses parents.
Un début de scénario bien triste qui nous fait espérer une aventure plus heureuse pour la suite.
Cependant, à notre arrivée, le terrier est en ruine ! Mais très vite, en récupérant des ressources à droite et à gauche, nous arrivons à créer un refuge sûr et chaud pour nous servir de maison. En explorant toujours plus loin les alentours du terrier, nous retrouverons notre tante qui vit dans le terrier juste à côté. Elle guidera nos premiers pas dans cette nouvelle vie en forêt. Notre tante sera un vrai repère pour le début de notre aventure.
Ce qui rend Winter Burrow unique
Winter Burrow va nous plonger en pleine forêt pendant la saison hivernale, rendant chaque sortie difficile, voire dangereuse, à cause de la météo et de l’heure de la journée. En effet, le titre se présente comme un jeu de genre survie, mais de survie cosy ! Comprenez par là que les adversaires seront rares et les combats évitables. Il nous faudra cependant gérer l’énergie, la faim, mais aussi la température corporelle de notre petite souris.
Afin de garder l’aspect cosy, le jeu compte très peu d’ennemis qui prendront la forme d’insectes et de fourmis. En fin de jeu, nous serons amenés à rencontrer de grosses araignées assez costaud, mais le jeu nous propose de les enlever pour les personnes phobiques et, en fin de jeu, notre souriceau court assez vite pour les distancer au besoin.
Le véritable ennemi reste donc les températures hivernales, qui peuvent vite devenir mortelles pour notre petit rongeur !
Une souris bien équipée en vaut deux
Au départ, notre petite souris arrive fraichement de la ville avec un sac à dos bien trop petit et des vêtements légers. Cet équipement rudimentaire nous posera rapidement problème en limitant la durée de nos sorties et notre vitesse de déplacement dans les paysages recouverts de neige de la forêt.
Très vite, notre tante nous expliquera comment faire des raquettes pour avancer plus facilement. Puis, au fil de nos découvertes et de notre avancée dans le jeu, nous pourrons concevoir des vêtements chauds, un sac plus grand… L’amélioration de notre matériel est au cœur de l’aventure et nous permettra de partir explorer des zones toujours plus éloignées de notre terrier.
Cependant, même avec un bon équipement, il est important de prendre en compte que le jeu demande au joueur de faire de nombreux aller-retour, que ce soit pour faire avancer le scénario ou pour faire le plein de ressources. Un petit point négatif commun à tous les jeux de type survie.
Le froid, l’ennemi principal de notre souriceau
Dès le départ, l’aspect cosy du titre est mis en avant en nous indiquant que nous pouvons fuir les combats si nous le souhaitons pour nous concentrer sur la partie scénario. J’ai donc fait le test : il est assez facile d’éviter les combats, et les insectes sont assez faciles à vaincre. De plus, ils sont assez peu nombreux et cantonnés dans certaines zones de la forêt.
En revanche, le froid est toujours là et vraiment dangereux : ce sera notre principal ennemi ! En fonction de l’heure de la journée ou de la météo, notre petit personnage se refroidira plus ou moins rapidement, l’obligeant à revenir se réfugier dans son terrier au coin du feu. Nos explorations seront donc plus ou moins limitées en fonction des conditions météo et donc des températures extérieures.
Nous devrons donc choisir nos heures et nos jours de sortie en fonction de la météo : par exemple, il fera plus frais le matin et le soir qu’en plein milieu de journées.
Petit à petit, pour pallier à ses températures frigorifiques, nous nous équiperons pour y résister : vêtements, kits de feu de camp ou emporter du thé bien chaud pour nous réchauffer en chemin afin pousser nos expéditions toujours plus loin.
L’artisanat aussi bien décoratif que pratique
Winter Burrow place l’artisanat au cœur du gameplay, mais de deux manières différentes : l’artisanat décoratif et la conception d’équipement dédié à la progression !
Au fil de notre aventure, en furetant çà et là, ou en rendant service aux autres animaux de la forêt, nous découvrirons de nouveaux plans et de nouveaux matériaux pour concevoir divers objets.
La plupart seront décoratifs et nous permettrons petit à petit d’aménager notre terrier selon nos goûts avec des objets tantôt en bois, tantôt en pierre ou en tissus. Il en existe une grande variété que nous sommes libre ou non de créer. Il nous faudra cependant quelques meubles indispensables : un canapé ou un banc pour pouvoir tricoter, un établi pour pouvoir créer des objets et une cuisine pour préparer de bon petit plat.
On se prend vite à décorer notre petite maison pour la rendre plus chaleureuse.
Les vêtements que nous pourrons tricoter amélioreront nos performances thermiques : meilleure résistance aux températures extérieures et moins de déperdition de chaleur. Pour encore améliorer nos performances, nous pourrons cuisiner différents plats ou boissons qui nous rendront de l’énergie ou nous permettrons d’améliorer nos statistiques générales : vitesse, protection contre la perte de chaleur, protection contre les dégâts ou encore amélioration de la récolte des ressources. Mon petit souriceau est vite devenu accro à la tarte à la myrtille !
Enfin, nos outils pourront également être améliorés pour récolter de nouvelles ressources ou ouvrir de nouveaux passages. Mais aussi de taper plus fort sur les ennemis !
Bref, entre houssing et exploration, la sensation de progression est présente à chaque instant et c’est vraiment agréable.
Un jeu soigné, tranquille et des personnages attachants
Avec des graphismes doux et semblables à ceux d’un livre d’histoires pour enfant, Winter Burrow est un jeu séduisant et particulièrement agréable grâce à un gameplay particulièrement accessible. Tout est fait pour rendre l’expérience cosy. Même si l’hiver est un choix stratégique pour en faire un jeu de survie, l’hiver est aussi le symbole d’un rythme lent et du plaisir de passer du temps au chaud dans son foyer. Un choix symbolique et astucieux qui a permis de donner vie à un jeu de survie unique avec très peu de combat et de belles histoires.
La direction artistique est très jolie et soignée autant lors des phases de jeu que lors des récits qui font progresser l’aventure. On a vraiment l’impression d’être entré dans un livre de conte pour enfants. Les sous-bois enneigés tapisser de neige, avec des buissons de trèfles, des petits rochers, les racines des arbres et de feuille d’automne sont vraiment très agréable. À la manière d’un petit poucet, on sait qu’on se rapproche de notre terrier lorsque les feuilles d’automne commencent à former un chemin pour nous guider.
Les animaux que l’on rencontre sont également très bien dessinés. J’ai particulièrement apprécié les illustrations qui racontent leurs vies.
La bande-son, sonne comme une petite comptine qui accompagne tranquillement le joueur dans son exploration se faisant parfois douce, parfois plus inquiétante.
Franchement, un petit jeu cocooning de survie que j’ai pris plaisir à terminer la veille de Noël par la décoration de mon terrier pour le solstice. Une coïncidence qui m’a fait très plaisir.
Mon avis sur Winter Burrow
J’ai vraiment passé un bon moment sur Winter Burrow et je trouve que sa classification de jeu de survie cosy lui colle parfaitement bien à la peau. C’est un vrai jeu chill !
J’ai joué un peu chaque soir après le travail et je me suis bien changé les idées en incarnant cet adorable petit souriceau. J’ai mis un peu plus d’une dizaine d’heures pour finir le scénario, à mon rythme, et j’espère avoir déniché tous les plans disponibles.
Le scénario est sympa et superbement illustré. Il a l’avantage d’entrainer et d’impliquer le joueur. Les graphismes sont sympas et on a un côté apaisant, sauf quand notre petit rongeur vient à avoir froid, là, c’est un peu la panique.
Les mécaniques de gameplay sont simples, intuitives et efficaces, permettant de nous concentrer sur le jeu. Pas d’apprentissage de touche, juste du plaisir de jeu. Si je devais faire un reproche au jeu, ce serait sans doute les aller-retour, mais qui sont inévitables pour ce genre de jeu.
Donc, si vous souhaitez vivre une petite aventure à l’échelle d’une souris, Winter Burrow est fait pour vous. Il est rafraichissant (sans jeu de mots) et apaisant.
Les points forts de Winter Burrow
- Une petite histoire sympathique
- Des personnages attachants
- Des graphismes soignés et très agréables
- Un gameplay équilibré
- Un vaste choix de meubles et décorations pour le terrier
- Un mode sans araignée pour les personnes phobiques
Les points faibles de Winter Burrow
- Beaucoup d’aller-retour : on finit par connaître par cœur les lieux
- Une carte peu précise qui n’aide pas vraiment à se repérer
- Un scénario qui traine un peu longueur sur la fin